Entre 2010 et 2018, je pensais être écolo. Mais j’ai beaucoup pris l’avion, avec des allers-retours en Asie du Sud-Est, en Europe, au Japon….
Certes, il s’agissait souvent de longs voyages. Je n’avais pas de voiture. Très peu de possessions et une vie nomade : un sac à dos, un ordinateur, un téléphone, un appareil photo… En plus, je mangeais régulièrement végétarien. Sur le papier, mon bilan carbone n’était donc pas si catastrophique pour quelqu’un qui passait autant de temps à parcourir le monde. Mais quelque chose ne collait pas tout à fait. Une dissonance que je n’arrivais pas complètement à formuler : comment être aussi sensible à la beauté de la planète, aussi conscient de sa fragilité, et continuer à alimenter ce qui la détruit ?
Je n’ai pas trouvé de réponse nette à cette question. Je ne suis pas sûr qu’il en existe une. Mais j’ai appris à vivre avec, et à voyager différemment, moins souvent, moins loin.
Quand la science met des images sur ce qu’on pressentait
Ce que les scientifiques documentent depuis des décennies, l’été 2026 l’a rendu impossible à ignorer. L’été le plus chaud enregistré en France depuis 1900. 53 jours de vague de chaleur. Près de 40 % de déficit de précipitations. Plus de 96 000 hectares brûlés début septembre. Des chiffres qui ne sont plus abstraits : ils correspondent à des paysages qu’on a traversés, des régions qu’on a aimées, des agriculteurs qu’on a croisés.
Et pourtant. Au moment même où ces réalités s’imposent avec une clarté brutale, la bataille autour de leur interprétation s’intensifie. Les discours climatosceptiques progressent. Le débat se polarise. Partager une réalité commune semble de plus en plus difficile — comme si la force de l’évidence ne suffisait plus, comme si les faits avaient besoin d’être défendus.
C’est exactement pour ça que je veux vous présenter, aujourd’hui, le film que je développe sur ces thèmes si importants : La Bataille Climatique. C’est un documentaire long métrage réalisé par Adrien Bellay, produit par Les Films du Paradigme, la société que j’ai rejointe il y a deux ans en tant que producteur. Ce n’est pas un film de plus sur le changement climatique. C’est le portrait d’un homme : Serge Zaka, agroclimatologue devenu l’une des figures médiatiques du changement climatique et de ses conséquences sur l’agriculture.
Serge sillonne la France à la rencontre d’agriculteurs qui tentent de s’adapter — sécheresses répétées, fortes chaleurs, gel tardif, évolution des zones de production. Il explique, alerte, vulgarise. Dans les conférences, dans les médias, sur les réseaux sociaux. Mais face à la progression des discours climatosceptiques, une question finit par s’imposer : comment convaincre quand les faits ne suffisent plus ?
La caméra suit Serge partout, sur le terrain, dans les débats, mais aussi chez lui, avec sa compagne et ses enfants. Et puis il y a la photographie d’orages : Serge prend la route pour poursuivre les cellules orageuses, pour capturer le moment où le ciel bascule. Un scientifique qui court après les phénomènes qu’il passe sa vie à analyser. Ça me rappelle mes aventures d’il y a quelques années.

Soutenir le film — et rejoindre l’aventure
Pour donner au film le temps et la liberté nécessaires, nous avons lancé une campagne de financement participatif sur Ulule.
Et la liste ne s’arrête pas là. Dans les contreparties, on retrouve quelques classiques : votre nom au générique, une place de cinéma pour la sortie… mais on vous réserve quelques surprises, dont un webinaire avec Serge Zaka et l’équipe du film pour ceux qui veulent aller plus loin que le documentaire : creuser les enjeux de l’adaptation agricole, de la communication scientifique, de ce que le changement climatique transforme concrètement dans nos paysages et dans nos assiettes.
La campagne est ouverte sur fr.ulule.com/la-bataille-climatique et on a besoin d’un maximum de soutien pour faire un film à la hauteur de nos espérances et des enjeux qu’il porte.
