Trek du Sanctuaire des Annapurnas : Jour 2, de Tolka à Chomrong

Une ombre sous le soleil au Népal

Levés à 6h, nous n’avons pu partir à 7h comme prévu car nous avons du attendre notre modeste petit déjeuner qui prenait tout son temps à se préparer. Durant ce laps de temps imprévu, notre hôte m’a interrogé sur mon âge. Je lui ai alors proposé de deviner. Mauvaise idée de ma part puisque qu’elle m’a proposé la même devinette en retour. Poliment, je lui ai donné environ 40 ans… OUF, elle était âgée de 48 ! Elle ajouta qu’elle était vieille. je lui répondais que non, elle était jeune. Elle m’a alors demandé l’âge de mon père. Je lui ai dit qu’il avait 55 ans. Curieusement, elle me répondit qu’il était jeune. Selon elle, un homme de 55 ans est jeune mais une femme de 48 ans ne l’est pas. Encore une curiosité de la culture népalaise. Pour moi, ils sont tous les deux vieux 🙂

Gorge des Annapurnas

Nous sommes donc partis a 7h30. La première partie de la journée était plutôt facile. Nous devions descendre une longue crête de plusieurs kilomètres avant de longer une rivière sur une zone plutôt plate. Une autre chose curieuse est que le Lonely Planet qualifie cette zone de vallée, juste parce qu’elle est située à flanc de montagnes. Selon moi, on peut parler de vallée pour Grenoble ou pour Katmandou. En revanche, selon mes souvenirs de géographie, 30 mètres de large de rivière entre deux flans de montagne ne font pas une vallée mais une gorge.

A 11h, les hostilités ont réellement commencé avec une première montée d’une heure jusqu’à Jinhu. Cette première difficulté a été l’opportunité d’une nouvelle expérimentation. A cours d’eau, nous avons rempli notre bouteille d’eau de rivière que nous avons “coupé” au Micropur, comprimé permettant la purification de l’eau incertaine offerte par les montagnes environnantes. Alors que le résultat nous paraissait parfait, Certains évènements des jours suivants nous révéleront que nous nous trompions.

A Jinhu, nous avons déjeuné et complété notre équipement un peu limité pour les jours suivants, en achetant gants et bonnets. Sur le chemin du départ, une rumeur est parvenue à nos oreilles, enfin surtout à celles de Lara. A Chomrong, ou nous allions passer la nuit, se trouvait une auberge, la Chomrong Cottage, proposant à ses visiteurs un gâteau au chocolat particulièrement délicieux.

montée sous le soleil

Le parcours de l’après midi s’est révélé beaucoup plus difficile que la matinée. Nous n’avions que deux petites heures à marcher, mais la montée était vraiment abrupte et le soleil n’aidait pas à rendre l’ascension plus agréable. Jusqu’alors, je me croyais aux portes du paradis. Mais cette terrible chaleur me faisait me demander si le diable ne venais pas de s’y réinstaller. A ce moment là, je mourais d’envie d’une bière dont la fraicheur m’aurait réconcilié avec l’environnement extérieur. Mais le destin allait en décider autrement. En effet, Chomrong, notre étape pour la nuit était sur un flanc de montagne qui, à 15h10, ne bénéficiait déjà plus de la chaleur du soleil qui nous avait douloureusement accompagné jusqu’alors. Le froid nous a vite gagné et lorsque nous nous sommes finalement retrouvés en face du fameux gâteau au chocolat dont même le New York Times vante les mérites, je n’avais envie que d’une chose, un bon chocolat chaud pour l’accompagner. Mon intuition était bonne puisque ce breuvage s’est avéré délicieux, bien plus encore que le très surestimé gâteau.

Gateau au chocolat des Annapurnas

La salle à manger commune était fort agréable et nous avons rapidement sympathisé avec d’autre voyageurs venus d’Angleterre, Allemagne, États-Unis ou encore Pays-Bas. Nous nous sommes tous réunis autour d’une table magique pour le diner. Pourquoi magique ? Tout simplement parce qu’un petit réchaud était placé sous la table et nous permettait de tenir nos jambes bien au chaud durant la soirée. Le repas nous a aussi permis de comprendre pourquoi le gâteau au chocolat avait une réputation aussi flatteuse. La maison pratique le lavage de cerveau. Lorsque nous avions tous fini de manger, la cuisinière est venue vers nous et nous a demandé si les pizzas et autres burritos étaient bons. Nous avons bien sur tous acquiescé poliment, même Lara qui avait eu le plaisir de “déguster” une pizza au jambon et aux tomates dépourvue de tomate, remplacée par des carottes, légume qu’elle n’aime pas lorsqu’il est cuit. La cuisinière nous alors très modestement répondu “now you beleive” (maintenant vous croyez). Une belle manière de créer une légende.

Comme la veille, nous sommes allés nous coucher à 19h30, bien épuisés par les heures d’effort de la journée.

Lisez la suite : Jour 3 – De Chomrong à Himalaya

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Christopher

Accro au voyage depuis 2008, j'aime découvrir de nouvelles destinations en prenant mon temps, et si possible en faisant du sport ! Je suis également passionné de cinéma, donc il peut m'arriver de faire référence à des films dans certains articles.

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