Interview de Dorothée, une globetrotteuse partie pour durer

Safari en quad

Aujourd’hui, je vous propose une interview de Dorothée. Cela fait un petit moment qu’elle est partie en tour du monde, mais ce n’était pas sa première expérience de voyage au long court… et à-priori pas la dernière. Elle publie régulièrement ses aventures de voyage sur son blog.

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Dorothée et j’ai 28 ans. Je fais un Tour du Monde depuis 18 mois et je me trouve actuellement en Australie. Passionnée par les langues mais aussi par la communication, j’ai voulu faire des études universitaires qui combinaient les deux. Puis j’ai intégré une école de commerce pour enrichir mon CV, me créer un réseau et surtout pour partir à l’étranger. C’est donc par ce biais que je suis partie plus d’un an en césure en Chine.  C’était l’expérience la plus formatrice de ma vie. A 21 ans, j’ai atterri dans ce pays où je ne connaissais personne, où je parlais à peine la langue et surtout où la culture était totalement différente.

J’ai d’abord fait un stage à Shanghai pour créer le réseau des diplômés de mon école, puis j’ai déménagé à Xi’An pour remplacer la responsable de communication interne de Siemens. Une opportunité professionnelle que je n’aurais jamais pu obtenir ailleurs à un si jeune âge. Depuis, la Chine a beaucoup changé et je suis ravie d’y avoir vécu à cette époque-là.

Pour finir de valider mon Master, j’ai effectué un semestre d’échange au Nord du Mexique. Ma crainte était de retourner sur les bancs de l’école après plus d’un an dans le monde du travail. Or la méthode éducative mexicaine est davantage similaire à celle des Etats-Unis : il y a peu d’heures de cours mais beaucoup plus de travail personnel, de lectures et de travaux de groupe. On a donc beaucoup de temps libre aussi pour visiter le pays.

De retour en France avec mon diplôme en poche, j’ai trouvé un poste de chef de projet évènementiel à l’international, basé à Paris. J’organisais des salons d’éducation supérieure dans diverses régions du monde. J’étais aussi bien en charge de la logistique, de la communication et de l’organisation sur place.

Le Taj MahalQuelles régions du monde as-tu visité ?

J’ai mis les pieds sur les 5 continents et je dois atteindre la quarantaine de pays visités. Mais j’ai principalement parcouru l’Asie et l’Océanie. Et je connais assez bien le Mexique pour y être allée 3 fois.

Pourquoi être partie en Australie ?

Je voulais saisir la chance d’obtenir un pvt pour ce pays avant mes 30 ans. J’avais fait la demande avant mon départ de France. Comme je commençais mon Tour du Monde en Asie, le pvt me donnait un délai m’obligeant à arriver en Australie avant Avril 2013. Comme l’Asie n’est pas très loin et comme je suis incertaine d’y retourner un jour puisque c’est à l’autre bout de la planète, cela aurait été dommage de ne pas profiter de cette occasion.

Je n’ai jamais eu ce rêve Australien, mais je voulais voir par moi-même si c’était l’eldorado comme beaucoup le décrivent. M’y arrêter quelques mois me permettrait aussi de me renflouer financièrement en travaillant.

Tu as a fait de longues études, tu avais un boulot dans ton domaine à Paris, pourquoi être partie en voyage ?

Mon poste m’a permis d’aller dans pleins de pays différents ( de faire du dromadaire aux pyramides d’Égypte, de monter les marches à dos d’âne à Pétra en Jordanie puis de faire un diner client mémorable à Beyrouth et tout ça dans la même semaine). J’ai pu continuer à pratiquer les langues et apprendre à négocier avec les médias étrangers. Mais un évènement triste et malheureux dans ma vie m’a fait réaliser que la vie était unique et bien trop courte. J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai quitté mon emploi pour profiter de chaque instant présent.

J’ai toujours rêvé de faire un Tour du Monde, alors je réalise maintenant mon rêve. Et je pense que c’est la période idéale puisque j’ai fini mes études, mis un pied dans le monde du travail et n’ai personne à charge.

Et alors, l’Australie, est-ce vraiment le nouvel El Dorado ?

C’était le cas encore il y a 5 ans mais maintenant les places sont chères. L’Australie est un des rares pays où existe le plein emploi. Le gouvernement favorise le recrutement des résidents australiens. Il ne reste plus que des postes physiques pour les étrangers, c’est-à-dire dans les fermes, les mines et sites de construction. Dans l’hôtellerie ou là restauration les recruteurs souhaitent des personnes déjà expérimentées et avec des licences.

Comme pour renouveler le visa, il faut obligatoirement travailler 3 mois dans certains secteurs et régions délimitées, les employeurs en profitent pour ‘exploiter’ les étrangers en proposant du wwoofing ou bien en les sous payant. Dans la mesure où il y a de plus en plus d’étrangers qui arrivent sur le territoire, il est donc de plus en plus difficile de trouver quelque chose. Les offres sur internet sont pratiquement inexistantes, il faut savoir être rusé et parler un anglais correct.

Une plageQue prévois-tu de faire à la fin de ton pvt en Australie ?

J’ai débuté mon aventure en Australie en Avril sur la côte Est. Et, il y a un an au Cambodge, j’ai rencontré mon copain Julien, lui aussi en Tour du Monde à l’époque. Il est venu me rejoindre en Australie en Aout. Nous comptons rester dans le Western Australia jusqu’en mai, puis voyager et parcourir 4000 km en voiture jusqu’à Darwin. Peut-être qu’on va s’octroyer une petite dizaine de jours en Indonésie entre temps ; les lowcost entre Perth et Bali proposent des vols à des prix dérisoires. On compte rentrer en France cet été avant d’entamer un an au Canada. Nous sommes toujours dans l’attente de l’ouverture du précieux sésame : le pvt au Canada.

Parmi tous tes voyages, si tu ne devais retenir qu’un lieu, et qu’un moment, ce seraient lesquels ?

J’ai connu tellement de moments forts et visites de lieux à couper le souffle durant ces années de voyage que je ne peux pas me limiter à un seul. Les pays qui m’ont le plus marqués ont été le Népal et la Nouvelle Zélande. Le Népal est un vrai petit bijou entre les rizières en terrasse et les sommets enneigés de l’Himalaya. La culture reste authentique malgré l’exploitation touristique grandissante et le conflit d’intérêts entre l’Inde et la Chine. Le paysage et les habitants sont très photogéniques. C’est certain que je retournerais faire des treks là-bas. J’y ai séjourné trois mois et j’avais un pincement au cœur à quitter ce pays touchant.

voyage solidaireEt la Nouvelle Zélande est vraiment unique par sa diversité. En quelques heures on peut traverser des paysages variés : comme passer d’une plage gigantesque et déserte de sables noirs à des sources d’eau chaude qui se versent dans un lac, aux collines vertes recouvertes de moutons aux glaciers vertigineux.

Merci beaucoup Dorothée pour cette interview. Lors de notre échange nous n’avons pas eu l’opportunité d’aborder le sujet, mais Dorothée a également eu des expériences de volontariat à l’Etranger. Elle raconte son expérience mitigée de voyage solidaire en Tanzanie.

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Christopher

Accro au voyage depuis 2008, j’aime découvrir de nouvelles destinations en prenant mon temps, et si possible en faisant du sport ! Je suis également passionné de cinéma, donc il peut m’arriver de faire référence à des films dans certains articles.

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