Souvenirs de voyage en Corée du Sud

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Il y a deux ans, je suis parti en Corée. C’est un pays qui me fascinait depuis plus de dix ans, et enfin, je me lançais à se découverte. Une expérience ponctuée de hauts et de bas, et pour être franchement honnête, j’étais heureux de rentrer en France après 5 mois sur place. Aujourd’hui, je vous explique le pourquoi du comment, et je vous donne mon ressenti aujourd’hui, avec plus de recul.

Corée du Sud, une culture aux multiples facettes

D’un point de vue purement touristique, la Corée du Sud n’est peut être pas le pays d’Asie qui impressionnera le plus. Il y a de beaux sentiers de randonnée, quelques temples assez spectaculaires, mais pas forcément de paysage à couper le souffle. A titre personnel, les expériences que j’ai le plus apprécié sont la visite de la DMZ, le Festival de la boue de Boryeong, et l’exploration interdite d’un asile abandonné. C’est avant tout d’un point de vue culturel que la Corée du Sud a de nombreuses choses à offrir au voyageur : un patrimoine assez riche, mais aussi et surtout une société bien particulière. Le meilleur moyen, selon moi, de faire d’un voyage en Corée une expérience marquante, c’est de rencontrer et fréquenter un maximum de Coréens, si possible de tous les âges et dans des contextes variés.

En 5 mois sur place, j’ai eu vécu de nombreuses choses, pour le pire et pour le meilleur. Si sur le coup, j’ai pu être assez frustré, comme des nombreux voyageurs, avec le temps, j’ai le sentiment d’en être ressorti vraiment grandi.

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Une expérience de volontariat plutôt mitigée

J’en ai parlé plusieurs fois, trouver un volontariat à l’étranger n’est pas forcément quelque chose de simple, il y a de nombreuses « arnaques », qui font un véritable commerce de l’humanitaire  (merci google pour la mise en avant…) et les associations n’ont pas forcément la possibilité d’avoir la visibilité qu’elles devraient avoir. Mais en cherchant un minimum, on trouve bien sûr de véritables missions de volontariat. C’est comme cela que je me suis retrouvé en Corée du Sud pour 5 mois. Deux missions plus tard, j’étais ravi de retourner en France fin 2014. Pourquoi ? J’ai trouvé ces missions très frustrantes, et je pense que c’est avant tout dû à des différences culturelles très importantes.

En Corée du Sud, il faut respecter la hiérarchie, respecter l’ainé. Encore plus à la campagne. Ainsi, lors de mon premier volontariat, je me suis retrouvé dans un contexte où l’on devait donner des cours d’anglais, mais ils étaient souvent annulés, à la dernière minute, sans véritables explications. Il était très difficile de pouvoir faire un réunion avec le responsable afin de discuter et faire des propositions, prendre des initiatives. Il fallait accepter d’être « trimballé » et faire les choses sans demander à les comprendre où sans les discuter. Honnêtement, ce n’est pas du tout ma façon de fonctionner et ça a été particulièrement difficile.

Ma deuxième expérience de volontariat, dans un lycée alternatif, était un peu plus structurée et épanouissante, mais les même problématiques se sont manifestées. A mon arrivée, j’ai immédiatement proposé à l’enseignante responsable de mon volontariat de mettre en place un cinéclub une fois par semaine et de tourner un court métrage avec les élèves. Sa réaction a été hyper positive, et j’ai trouvé quelqu’un pour me traduire un scénario (ce qui m’a couté de l’argent) avant de me retrouver, de nouveau, face à la réalité de la culture coréenne. Sa réaction avait été hyper enthousiaste, mais quand il s’agissait de mettre cela en pratique, c’était autre chose. Finalement, il n’y avait pas de salle disponible pour le cinéclub lorsque celui de la salle d’anglais est tombé en panne (même si pour les élèves, ce n’était pas un problème de trouver une salle pour regarder le film de leur choix lorsqu’ils le souhaitaient…). Pareil pour le court métrage, lorsque j’ai réussi à trouver des élèves motivés, mais lorsqu’il a fallu trouver du temps pour tourner, il était impossible d’ajuster leur emploi du temps alors que plusieurs fois, ils ont annulé notre cours pour d’autres activités… Encore une fois, nous étions de gentils volontaires là pour faire ce qu’on nous disais de faire, parfois, lorsque ce n’était pas annulé, mais surtout pas là pour prendre des initiatives ni tenter de montrer que les choses pouvaient être faites différemment. Je comprends que l’on doit s’adapter à la culture du pays dans lequel on voyage, mais lorsque le but du volontariat est l’échange culturel et l’enrichissement réciproque, je pense qu’il y a énormément d’hypocrisie entre ce qui est présenté et ce qui est fait. Pour avoir échangé avec les différents volontaires de l’association durant ces 5 mois, ce sont des problèmes qui se sont manifestés dans tous les lieux d’accueil.

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Pour ne rien arranger à l’expérience, je n’ai pas forcément adoré la nourriture en Corée du Sud (à quelques exceptions près) alors que j’ai toujours aimé la nourriture lors de mes voyages en Asie. De nombreux plats sont épicés. Et lorsque l’on manger à la cantine matin, midi et soir, outre le manque de variété (riz blanc et tofu 3 fois par jour), on ne mange par forcément la meilleure cuisine du pays, que ce soit en Corée, en France, et sûrement partout ailleurs. En décembre, j’étais donc ravi de partir de Corée.

Oui mais voilà. Cinq mois c’est une longue expérience. Je me suis vite rendu compte qu’il y avait plein de choses que j’avais aimé.J’ai adoré les Jimjilbang, certains plats comme le Bimbimbap, le Korean Barbecue et le Yukhoe… Et surtout, en cinq mois, on se fait beaucoup d’amis. Aujourd’hui, j’ai très envie de retourner en Corée du Sud, revoir ces amis, mais aussi me replonger dans cette culture qui, malgré nos différences, continue de m’intriguer. Je me suis aussi rendu compte que ces différences m’ont permis de devenir meilleur. Moi, l’impulsif, je suis devenu beaucoup plus patient et posé que je l’étais avant. J’ai toujours ce goût de l’initiative, cette volonté d’améliorer les choses, de dire ce que je pense… mais je sais aussi prendre mon temps pour le faire, ne plus le faire dans la réaction, mais après réflexion (la plupart du temps, hein, je ne suis pas devenu parfait non plus).

Au final, on peut bien parler d’échange culturel suite à cette expérience. J’ai essayé comme je l’ai pu de partager ma culture et mon point de vue aux jeunes lors de mes missions. Je ne suis hélas pas sur d’avoir eu beaucoup d’impact. En revanche, la culture Coréenne m’a beaucoup apporté, c’est une évidence. Je ne sais pas quand j’aurais l’opportunité de retourner en Corée du Sud, mais j’espère vraiment pouvoir le faire prochainement.

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coree-gallimard
320 pages, Histoire et société, Itinéraires, Carnet pratique…

De Séoul, l’étourdissante et captivante capitale, à Hahoe, un village où le temps semble avoir suspendu son vol il y a 600 ans ; de Jeju-do, la Hawaï orientale, à la DMZ, zone démilitarisée reconquise par une faune aviaire unique ; de Gyeongju, vallée soigneusement manucurée abritant les tertres funéraires des dynasties Silla, à Haein-sa, temple-gardi
en du Tripikata Koreana (code bouddhiste) niché dans les montagnes de Gayasan… les trésors de Hanguk, le «Pays des Hans», passionneront autant les assoiffés d’architecture, les amoureux de la nature que les toqués de la gastronomie.


Cartoville Séoul seoul-gallimard

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  • Les 10 incontournables de la ville et 10 idées pour vivre à l’heure de Séoul
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Christopher

Accro au voyage depuis 2008, j'aime découvrir de nouvelles destinations en prenant mon temps, et si possible en faisant du sport ! Je suis également passionné de cinéma, donc il peut m'arriver de faire référence à des films dans certains articles.

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